Cédric Delelée

THE BLUE MAX (Jerry Goldsmith) Tadlow

In REVIEWS on février 25, 2016 at 7:45

Blue Max-020

THE BLUE MAX ayant déjà été édité à plusieurs reprises dans des versions de plus en plus complètes jusqu’à la « définitive » parue chez La La Land en 2014, on était en droit de se demander si un nouvel enregistrement de la partition s’imposait. Après écoute de celui produit par James Fitzpatrick avec le City of Prague Philarmonic Orchestra and Chorus dirigé par Nic Raine, on répondra par l’affirmative, et pas qu’un peu puisque la performance est aussi impressionnante que celle du Philarmonia Orchestra sur la suite enregistrée par Jerry Goldsmith en 1988 pour la compilation Suites & Themes chez Masters Film Music (reprise sous le titre Goldsmith Conducts Goldsmith chez Silva Screen puis intégrée au sein du coffret Jerry Goldsmith : 40 Years of Film Music par le même label). Même s’il serait vain de comparer point par point avec le score original puisque l’intérêt d’un tel réenregistrement réside justement d’en le fait d’en proposer une relecture intéressante, il faut bien admettre que l’interprétation reste extrêmement fidèle, que ce soit dans sa volupté aérienne ou son bellicisme foudroyant. La qualité de la prise de son (qui, une fois n’est pas coutume, ne sonne pas trop « concert ») achève de rendre l’album essentiel à tout fan de la partition, dont on fête cette année les 50 ans.

Crépuscule des aigles oblige, le reste du programme s’intéresse à d’autres scores majeurs composés par Goldsmith pour des films de guerre plus ou moins prestigieux. L’occasion d’apprécier une version du thème de PATTON aussi exaltante que celle dirigée par Stanley Black pour l’album Cinema Gala : The Epic paru chez Decca en 1988, mais aussi une superbe suite de MAC ARTHUR, dont on attend toujours une réédition. Le second CD ouvre les hostilités avec le méconnu mais néanmoins splendide A GATHERING OF EAGLES, avant de s’orienter vers des scores plus exotiques avec une longue suite de THE SAND PEBBLES à l’ampleur assez dingue, une autre d’INCHON dont l’interprétation furieuse fait oublier la maladresse de l’orchestre italien employé sur l’original, la montée en puissance du Main Title de TORA TORA TORA venant précéder une dernière suite consacrée à THE CHAIRMAN qui donne méchamment envie que Tadlow en enregistre une intégrale.

L’affaire se gâte un peu avec le premier des deux titres qui bouclent la galette (et qui sortent du rang puisqu’on passe du film de guerre au cinéma fantastique). Proposé sous la forme d’une suite censée mettre en valeur les passages les plus représentatifs du score, THE MUMMY fait preuve d’une belle énergie mais peine à retrouver la férocité de l’original. Qui plus est, la manière dont la suite est arrangée laisse fortement à désirer : les morceaux choisis s’enchaînent de façon trop abrupte et ce manque de fluidité nuit beaucoup à l’ensemble, qui n’est cependant pas sans qualités puisqu’il offre quelques brèves mais précieuses secondes inédites. Quant à THE FINAL CONFLICT, la puissance céleste des choeurs en donne une version digne d’un biblical epic, même si on aurait bien aimé que le fabuleux morceau The Hunt fasse partie de la sélection. Malgré ces légères réserves, James Fitzpatrick frappe donc très fort avec ce double album qui s’impose d’emblée comme l’une des plus belles réussites de son label.

(Merci à James Fitzpatrick)

The Blue Max – Jerry Goldsmith

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