Cédric Delelée

KILLER FORCE/THE CORRUPT ONES (Georges Garvarentz/Music Box)

In REVIEWS on juillet 9, 2013 at 3:41

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ENFIN ! Il était plus que temps qu’un éditeur s’intéresse à l’œuvre de Georges Garvarentz, compositeur pour Charles Aznavour, Johnny Hallyday (Retiens la nuit, c’est lui) ou Les Chaussettes Noires (Daniela), mais aussi pour l’écran avec plus de 150 scores à son actif, que ce soit pour le cinéma (Un Taxi pour Tobrouk, Caroline chérie, Quelqu’un derrière la porte, Triple Cross) ou la télévision (Quentin Durward, Les Mohicans de Paris, La Lumière des Justes). Il faut dire qu’en dehors d’extraits sur des compils Playtime, il n’a pas été gâté par le format CD, lacune aujourd’hui réparée grâce à ce formidable doublé signé du jeune label français Music Box où figurent les séries B Killer Force (Les Mercenaires, co-production irlando-suisso-américaine réalisée en 1976 par Val Guest avec Telly Savalas, Peter Fonda et Christopher Lee) et The Corrupt Ones (Les Corrompus, autre co-production mais franco-italo-allemande celle-ci, réalisée en 1967 et mettant en vedette Elke Sommer et Robert Stack). Du pur cinéma d’exploitation donc, illustré par des musiques très marquées par leur époque, un peu à la manière des James Bond dont ils s’inspirent en partie puisque tel était l’objectif du producteur commun aux deux films, Nat Wachsbeger, qui employa également Garvarentz sur Surcouf, le tigre des sept mers ou encore L’Etoile du Sud avant de corrompre John Barry avec Starcrash. On pense d’ailleurs souvent au style de ce dernier, ainsi qu’à Roy Budd, Ken Thorne et Henry Mancini, à l’écoute de cet album où se croisent envolées symphoniques généreuses en cuivres et en violons et accents jazz, pop et disco, le tout porté par une grande richesse mélodique aux orchestrations délectables et au rythme soutenu de bout en bout. Si Killer Force est le score le plus dynamique et le plus léger, The Corrupt Ones est plus axé sur le suspense (le theremin aidant, on se croirait parfois dans un film d’épouvante de la Hammer) et développe une belle ampleur romanesque, qu’elle soit sentimentale ou aventureuse, avec notamment quelques sonorités asiatiques et une chanson-titre sortie tout droit d’un western d’Ennio Morricone. Ajoutez à tout cela un packaging du tonnerre reproduisant les affiches d’origine sous la forme d’une pochette réversible et on obtient un CD absolument indispensable à tout béophile qui se respecte, d’autant que l’acheter ne pourra que pousser Music Box à poursuivre la résurrection de Garvarentz, qui nous a quittés il y a maintenant vingt ans. On ne serait d’ailleurs guère surpris que Quentin Tarantino recycle certains des morceau de cet album dans l’un de ses prochains films !
(Merci à Laurent Lafarge)
http://www.musicbox-records.com/fr/36-killer-force-the-corrupt-ones.html
CD DISPONBLE CHEZ CINEMUSIQUE, 60 RUE ALEXANDRE DUMAS, 75011 PARIS, 01 42 60 30 30.

  1. Et dire que ce nom ne me disait rien !!

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