Cédric Delelée

THE SHOOTIST/THE SONS OF KATIE ELDER (Elmer Bernstein/La La Land)

In REVIEWS on mai 12, 2013 at 7:25

Front Covers

On le sait : le « son » western ne serait rien sans Elmer Bernstein, et il faut bien reconnaître que c’est avec une grande joie qu’on accueille cet album qui, le hasard faisant bien les choses, déboule seulement quelques semaines après celui de Cahill : United States Marshall sorti chez Intrada. On est d’autant plus ravis qu’il ne propose pas un score, mais deux, eu égard à leurs modestes durées respectives. Ainsi, The Shootist (qui date de 1976 et n’était jamais sorti dans sa version originale) ne propose finalement que douze minutes de plus que celles déjà réenregistrées par le compositeur avec l’Utah Symphony Orchestra et disponibles sur la compilation True Grit sortie chez Varese et, malgré son thème principal qui caracole jovialement et d’étonnants écarts baroques dans les passages à suspense (on se croirait dans Les Mystères de l’Ouest), la partition risque de dérouter les fans de The Magnificent Seven, bien qu’elle soit en tous points remarquable. Ils auront cependant de quoi se rattraper avec la suivante : The Sons of Katie Elder s’inscrit plus nettement dans cette tradition, avec un thème qui s’en inspire un peu trop mais respire néanmoins les grands espaces avec exultation. Il s’agit ici non pas du score original (les bandes n’ont pas pu être localisées) mais d’une reproduction de l’album d’origine sorti en 1965 et arrangé par Bernstein (réédité sur CD en 1994 par les « pirates » de Tsunami), qui contient heureusement l’essentiel de la musique même si, oui, de brefs mais très beaux passages manquent à l’appel. Souvent nourrie d’accents à consonances Indiennes, fièrement cuivrée et portée par un rythme qui ne s’essouffle jamais, elle offre ce qui peut se faire de mieux dans le genre. LLL complète le programme avec deux raretés : la version instrumentale du morceau narré par John Wayne et une reprise de la chanson-titre de Johnny Cash par Ernie Sheldon, sortie en 45T pour accompagner la sortie du film. Le packaging, superbe, achève de faire de cette édition un achat indispensable, en attendant une éventuelle version originale de True Grit et une nécessaire restauration de The Magnificent Seven.
http://www.lalalandrecords.com/Shootist.html
CD DISPONIBLE CHEZ CINEMUSIQUE, 60 RUE ALEXANDRE DUMAS, 75011 PARIS, 01 42 60 30 30

  1. En ce qui concerne The shootist, la BO est nettement plus énergique que celle réenregistrée plus tard par Bernstein pour Varese. Tsunami était totalement légal… uniquement dans leur pays d’origine car les films tombaient plus rapidement dans le domaine public (ce qui a été modifié dans les lois dans les années fin 90 – 2000). En tout cas, comme le dit Cédric, les deux scores pour un même genre sont dans deux styles bien différent, l’un crépusculaire et nostalgique, l’autre héroique. C’est du bon en tout cas.

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