Cédric Delelée

THE SALAMANDER (Jerry Golsmith/Prometheus)

In REVIEWS on avril 15, 2013 at 12:50

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Du Goldsmith des années 80, il ne restait plus qu’un inédit à sortir. C’est désormais chose faite avec le réenregistrement (les bandes n’ont pas pu être localisées) de The Salamander, thriller avec Franco Nero réalisé en Italie avec par le monteur du Parrain et de Voyage au bout de l’enfer en 1981. La bonne surprise, c’est que loin d’être un fond de tiroir, le score est tout simplement l’une des découvertes les plus ébouriffantes qu’un label nous ait offert depuis des lustres. Un chef-d’œuvre inconnu ? Pas loin, en fait, puisqu’il s’impose comme le compromis idéal entre le style employé par le compositeur dans les années 70 et celui qu’il développa au cours de la décennie suivante. L’album démarre très fort, avec un thème évoquant celui des Nazis dans The Boys from Brazil et au rythme hérité de Capricorn One et dont les cuivres annoncent l’ouverture de The Shadow, entrée en matière immédiatement suivie par une somptueuse élégie chorale à mi-chemin entre The Final Conflict et The Sum of All Fears. Le reste navigue entre des plages de tension aux orchestrations sournoises et aux effets synthétiques proches de Psycho 2, un love theme mélangeant les influences de Poltergeist et Papillon et surtout des passages d’action mitraillés avec hargne et férocité, le tout baignant dans une atmosphère dantesque donnant l’impression d’écouter un chapitre inédit de la trilogie The Omen ! L’album est complété par des suites pour concert de The Cassandra Crossing et Ransom qui, on l’espère, ne nous priveront pas de futurs réenregistrements étant donné le son médiocre des éditions disponibles. Choisis par le producteur du CD James Fitzpatrick parce que représentant selon lui, à l’instar de The Salamander, des scores bien supérieurs aux films qu’ils illustrent, ils sont eux aussi fort bien interprétés mais The Cassandra Crossing peine à retrouver le mordant de l’original. En l’absence d’élément de comparaison pour The Salamander, pas de souci à se faire de ce côté-là ! Malgré une présentation prouvant une fois de plus le manque de goût esthétique de Prometheus (la pochette a beau être réversible, elle est encore plus moche au verso qu’au recto, sans parler du booklet heureusement sauvé par des liner notes informatives), le label peut donc être fier d’avoir dégoupillé cette partition explosive qui s’impose non seulement comme un inédit haut de gamme mais aussi comme un très grand Goldsmith.
http://www.tadlowmusic.com/2013/04/the-salamander/
CD DISPONIBLE CHEZ CINEMUSIQUE, 60 RUE ALEXANDRE DUMAS, 75011 PARIS, 01 42 60 30 30.

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